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Comment va être orienté le marché de l’immobilier après la crise du Covid?

Beaucoup de personnes se demandent comment va être orienté le marché de l’immobilier après la crise du Covid. En effet, cette crise sanitaire majeure agit comme un tsunami sur l’économie française mais aussi plus largement au niveau mondial. Dans ces conditions, quelle va être la tendance des prix à court et à moyen terme sur la vente de maisons et d’appartements? Découvrez ci-dessous l’analyse de nos experts.

Un blocage brutal à court terme

Durant plusieurs mois, très peu de transactions se sont réalisées. Personne ne veut acheter un bien sans le visiter. De plus, les formalités administratives ont été grandement impactées comme les services publics tournaient au ralenti. Même si la signature électronique a permis de conclure quelques transactions, les notaires ont noté une chute sans précédent de leur volume d’affaires. Ce blocage va durer encore quelques semaines après la fin du confinement. C’est inévitable car les services administratifs vont avoir beaucoup de dossiers en retard à traiter. Du coup, pour apurer cette accumulation, cela va prendre du temps.

Ce temps doit être mis à profit par les investisseurs pour se demander comment faire un investissement immobilier rentable à long terme. Cette question est essentielle, d’autant plus avec toutes les incertitudes engendrées par cette crise majeure.

Une lente reprise à moyen terme

A moyen terme, nous allons observer une lente reprise. De nombreuses agences immobilières auront fermé leurs portes entre temps. Il y aura une inévitable concentration dans le secteur du fait de la chute brutale du nombre de transactions. Ce phénomène inéluctable est l’une des conséquences de la contraction du marché de l’immobilier. L’autre conséquence directe est la chute des prix dans des nombreuses régions. Comme la demande va faiblir, les prix vont naturellement être orientés à la baisse. Cette baisse sera de l’ordre de 5 à 30% sur les années 2020 et 2021. Elle sera bien entendu plus prononcée dans les villes où le marché n’était déjà pas très dynamique avant la crise.

En région parisienne, on peut s’attendre à une stagnation des prix à Paris et même une légère chute des prix dans certaines villes de petite et grande couronne. Le volume de ventes va également être affecté par le fait que les banques vont être contraintes d’augmenter leurs taux d’intérêts et restreindre l’accès au crédit. Comme beaucoup de gens vont perdre leur emploi. Il y aura moins de personnes en mesure de se porter acquéreurs. Les banques ne peuvent pas prêter de l’argent si elles n’ont pas la garantie de récupérer leur investissement. Lorsque le risque est trop élevé, la demande de prêt immobilier est rejetée.

Tous ces signaux négatifs vont avoir un impact durable sur la demande et donc sur la baisse des prix de l’immobilier. L’État pourra bien entendu relancer le secteur en injectant massivement de l’argent dans le système bancaire mais il y a fort à parier qu’il va être contraint de réaliser des arbitrages du fait de la conjoncture compliquée pour de nombreux secteurs. Du coup, il n’est pas sûr qu’il restera beaucoup d’argent pour soutenir le marché de l’immobilier.

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